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Mon historique …

Depuis de nombreuses années, je sillonne les pistes de karting et de voiture ; monoplaces de préférence, et j’ai pu donner une valeur aux pilotes en observant et analysant tous les moindres petits détails à partir du mini kart, c'est-à-dire des enfants de neuf à douze ans.

1 - Repérer un pilote
Les qualités et les défauts, si petits soient ils, sont souvent difficiles à déceler. Ceux que vous voyez dès leur plus jeune âge, vous les retrouverez en général en beaucoup plus importants au plus haut niveau, en F1.

Je vous assure que le risque d’erreurs est de zéro. Par sécurité, mettons un pour cent d’erreurs.

Mon but est de trouver des garçons qui, bien entendu, vont vite. S’il manque une seconde c’est très difficile à récupérer, mais s’ils vont vite et qu’ils ne gagnent pas, il suffit en général d’aménager, c'est-à-dire lui mettre la tête en place, et pour cela, il faut impérativement des enfants intelligents.

2 - Observer son comportement
Dès que j’ai repéré un jeune pilote de talent, avant de m’en approcher ; je l’observe dans les paddocks :
• son comportement
• son look : si très jeune il porte une boucle d’oreilles, un tatouage ou tout autre signe …
-> Cela fait pour moi partie des choses éliminatoires.

Pour certains cela semblera banal, mais ce n’est jamais favorable au bon déroulement de la carrière du pilote et représente pour moi un aspect négatif.

Je préfère un pilote qui se fait remarquer uniquement par son talent.

3 - Analyser son entourage
Ensuite une autre chose très importante : son entourage.
Les parents, les amis, enfin les personnes qui le côtoient tous les jours et veillent à son éducation et à sa réussite scolaire qui reste très importante. Si vous avez des enfants intelligents, bien éduqués et qui sont rapides en kart, vous avez une bonne base pour partir, et beaucoup de chances d’arriver au plus haut niveau.

Mon but est de démarrer avec des enfants qui sont dans mes paramètres, il est inutile d’investir sur des jeunes pilotes qui peuvent à tout moment changer d’attitude négativement en grandissant : vous perdez votre temps, de l’argent et votre crédibilité auprès des sponsors, qui sont, pour les plus jeunes, les fabricants de châssis et moteurs de kart.

4 - Faire un choix
Mon choix se portera donc sur un pilote réunissant tous ces paramètres :
• Travailler calmement
• Faire la différence entre erreur de pilotage et problème technique
• Donner les bonnes informations aux mécaniciens pour optimiser les réglages
• Se corriger d’eux même en tenant compte des conseils des personnes de confiance


5 - Historique

Sébastien BUEMI, Jules BIANCHI, Jonathan THONON

Trois jeunes pilotes que j’ai repérés, pris en main alors qu’ils n’avaient qu’une douzaine d’années et qui, aujourd’hui, se retrouvent au plus haut niveau de la compétition automobile.

6 - Conclusion
Ce petit résumé pour comprendre mieux certaines situations :
Des jeunes pilotes avec un grand talent, n’arrivent pas à faire carrière en tant que tel , non pas parce qu’ils ont perdu leur talent en cours de route , mais en général à cause de leur entourage familial et de leurs proches, ou encore, de certains teams de karting qui veulent conseiller sans avoir les connaissances requises.
Les pilotes que vous allez découvrir, avait tous un grand talent au départ ; ceux qui sont arrivés sont ceux qui ont tout mit dans l’ordre, sérieux travailleurs, se remettant en question chaque jour.
-> Je leur ai donné une chance égale à tous

Ceux qui ont compris tout de suite ont fait carrière, les autres sont resté en karting ou se sont arrêtés.

Sébastien Buémi
Exemple d’un bon investissement : Lexoil a investi quelques milliers d’euros par des petits contrats en karting sur Sébastien lors de ces premières courses internationales.
Aujourd’hui Lexoil fait sa pub avec Sébastien Buémi qui roule en F1.
Sébastien n’a jamais pris de manager, j’ai toujours été à ses côtés avec ses parents ; depuis le kart jusque la F1.
C’est un garçon sérieux, travailleur, qui se remet en question tout le temps, Red Bull lui fait confiance à juste titre, ils seront très vite récompensés.

Jules Bianchi
Jules Bianchi : travailleur et sérieux. Je l’ai placé chez Maranello en 2002. Il y est resté jusqu’en 2006 avec un passage chez Intrepid en 2004. Maintenant sous le management de Nicolas Todt depuis 2006, il bénéficie d’une grande opportunité en monoplace.
Après avoir gagné le championnat de France Renault 2.0 Jules à remporté le championnat d’Europe F3 Euro Série en 2009 et effectue des tests en GP2 où il réalise des prouesses. Nous le retrouverons très rapidement dans une F1.
Il roule en F1 avec Ferrari les 1 et 02 décembre 2009 sur le circuit de Jerez Della Frontera en Espagne.

Jonathan Thonon
Je l’ai placé chez CRG en 2001 à l’occasion de la qualification du championnat d’Europe à Saint Amand Montrond. Il roulait sur du matériel Top Kart, j’étais présent avec Gian Carlo Tinini patron de CRG.
Nous avons trouvé un accord et Jonathan disputait la finale du championnat d’Europe au Danemark quinze jours plus tard sur du matériel CRG Maxter.
A ce jour, il est toujours chez CRG avec une année de Renault 2.0 en 2006 où il a disputé le championnat d’Italie. Par la suite, il a continué en kart, ce n’est pas évident de combiner karting et monoplace. Parfois, il faut savoir faire un choix : il a choisi le kart !
Il a gagné avec CRG un titre de champion d’Europe ICA et plusieurs titres de champion du monde en catégorie 125 KZ1 et Fa KF1, ainsi que de nombreux titres nationaux en Belgique, en France… La liste est impressionnante !

Quand je retrouve certains pilotes en F1, je constate qu’ils on emmené avec eux les petits défauts du kart !!!